Dans le cadre d’une assurance auto, il y a nécessairement un conducteur principal au nom duquel le contrat est souscrit. Celui-ci peut, de manière occasionnelle, prêter son volant : cela peut arriver dans le cadre du covoiturage ou pour dépanner un proche en panne de voiture par exemple. Il peut également y avoir sur le contrat d’assurance auto un conducteur secondaire. Il s’agit d’une personne qui prendra la voiture de manière plus ou moins régulière. Mais attention, il existe des limites à cela afin de bien différencier le conducteur principal du conducteur secondaire. Décryptage.
Quelle différence entre conducteur secondaire et conducteur occasionnel ?
Le conducteur secondaire est une personne qui partage l’utilisation d’un véhicule avec le conducteur principal. La différence réside dans l’utilisation de ce véhicule. En effet, c’est bel et bien ce conducteur principal qui est amené à conduire ce véhicule de manière quotidienne. Assurer un jeune conducteur en conducteur secondaire ou assurer son conjoint est tout à fait possible. Le nom de cette personne figure au contrat et elle a les mêmes droits et devoirs que le conducteur principal.
Le deuxième conducteur se distingue du conducteur occasionnel qui, lui, ne figure pas au contrat. Il conduira le véhicule, comme son nom l’indique, de manière occasionnelle, le propriétaire de la voiture devra alors souscrire une garantie prêt de volant. La garantie prêt de volant est particulièrement adaptée aux personnes qui font du covoiturage sur de longues distances ou dans le cas d’un prêt temporaire du véhicule à un proche. Le prêt de volant n’est pas toujours payant, renseignez-vous auprès de votre assureur pour en savoir plus.

Pourquoi s’inscrire en tant que conducteur secondaire ?
S’inscrire en tant que conducteur secondaire permet d’être protégé en cas d’accident. En effet, si vous prenez le volant d’un véhicule qui ne vous appartient pas de manière plus ou moins régulière, vous devez figurer au contrat afin de bénéficier des mêmes garanties que le conducteur principal. Ainsi, vous bénéficiez a minima de la garantie responsabilité civile, l’assurance auto obligatoire qui permet d’indemniser un tiers en cas d’accident responsable. Si le conducteur principal a souscrit auprès de son assureur un contrat auto tous risques, cette fois, même le conducteur secondaire sera indemnisé en cas de vol, d’accident responsable ou non, d’événements climatiques, d’incendie, etc.
Assurer un jeune conducteur en conducteur secondaire peut être une solution tout à fait efficace pour réduire sa prime d’assurance. En effet, en tant que jeune conducteur, s’il n’a pas opté pour la conduite accompagnée, il devra payer une surprime, souvent de 100 % la première année, 50 % la deuxième année et 25 % la troisième année. Les assureurs, lorsqu’ils établissent le montant de la prime, doivent évaluer le risque. Or, un conducteur non expérimenté représente pour eux un risque plus important de le voir impliqué dans un accident. Si vous venez d’avoir votre permis, que vous n’avez pas de voiture et que vous n’envisagez de prendre la voiture que le week-end, l’assurance jeune conducteur en tant que conducteur secondaire permet de réaliser d’importantes économies. De plus, en figurant sur le contrat du conducteur principal, cela sera pris en compte par les compagnies d’assurance le jour où vous aurez votre propre véhicule puisque vous cumulez de l’expérience.
Quel bonus pour le conducteur secondaire ?
La question du bonus-malus se pose naturellement lorsque l’on évoque le conducteur secondaire. En effet, n’étant pas titulaire du contrat, peut-il bénéficier du coefficient de bonus du conducteur principal ? Eh bien la réponse est oui. C’est un véhicule qui est assuré en matière d’assurance auto, et non une personne. De ce fait, toutes les personnes figurant au contrat bénéficient du coefficient de bonus-malus. Que le conducteur principal ou secondaire déclare un accident responsable, les deux seront sanctionnés par un malus. A l’inverse, si aucun accident n’est déclaré, les deux bénéficieront d’un bonus.
Notez que le conducteur occasionnel ne figurant pas au contrat, il ne pourra bénéficier du coefficient bonus-malus de la voiture.
Comment évolue le bonus en cas d’accident responsable du conducteur secondaire ?
Quand un conducteur secondaire provoque un accident, c’est généralement le titulaire du contrat qui en paie les conséquences, même si ce n’est pas lui qui était au volant. Le système du bonus-malus, basé sur le contrat et non sur le conducteur, ne fait pas toujours dans la nuance. Résultat : une surprime à la prochaine échéance ou un bonus soigneusement accumulé qui s’évapore. Certaines assurances auto comme celle de Generali par exemple appliquent scrupuleusement le barème légal, mais cela n’empêche pas quelques variations d’une compagnie à l’autre.
Dans la plupart des cas, le malus s’applique à l’ensemble du contrat, ce qui signifie qu’un accident, même isolé, peut impacter durablement la tarification. Ce constat pousse de plus en plus d’automobilistes à surveiller de près les antécédents de chaque conducteur autorisé, secondaire inclus. Il devient ainsi particulièrement utile d’anticiper en comparant les modalités précises du bonus-malus d’un assureur à l’autre, surtout si vous envisagez un changement de contrat ou une nouvelle désignation de conducteur principal. Un bon réflexe consiste également à vérifier si la déclaration d’un conducteur secondaire est obligatoire et dans quelles conditions sa responsabilité est réellement engagée. Ces petits détails font toute la différence au moment de renouveler votre assurance ou de négocier un tarif.

Un conducteur secondaire peut-il conduire tous les jours ?
Très clairement, la réponse est non. Pourquoi ? Tout simplement pour éviter qu’un jeune conducteur passe en conducteur secondaire afin de réduire sa prime d’assurance auto. Ou encore qu’un conducteur malussé use de ce stratagème pour trouver une assurance auto. Le conducteur secondaire n’a en aucun cas le droit d’aller tous les jours à l’école ou au travail avec le véhicule sur lequel il est assuré. Le conducteur secondaire se situe, en matière d’utilisation du véhicule, entre le conducteur principal et le conducteur occasionnel.
Attention, mieux vaut ne pas faire de fausse déclaration. En effet, les assureurs doivent connaître le risque qu’ils assurent. Si, en tant que conducteur secondaire, vous êtes responsable d’un accident et qu’il est avéré que vous conduisez tous les jours, vous serez responsable d’une fraude à l’assurance. Toute fausse déclaration peut engendrer des conséquences importantes : pas d’indemnisation en cas d’accident responsable, résiliation du contrat, et jusqu’à 5 ans d’emprisonnement et une amende de 375 000 € pour les cas extrêmes !
Évitez donc toute fausse déclaration et optez pour la formule d’assurance qui correspond réellement à votre utilisation de la voiture.